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2005 06 29

d’ta race

“Enculé de ta race” n’est pas une injure raciste.
Et c’est très bien comme ça. On ne lutte pas contre le racisme en stigmatisant une expression aussi communément usitée, mais en changeant patiemment les mentalités.
En bons Don Quichotte, le Parquet de Paris fait appel et réduit le problème de l’intolérance à celui de la maîtrise du vocabulaire ordurier. Et accessoirement ouvre un marché aux avocats adeptes du judiciarisme frivole… enculés de leur race.

2005 06 28

Avec les lettres du mot AFRIQUE pouvez vous fabriquer au moins 20 verbes à l’infinitif ?

“…

– Non.”

(Troisième épreuve de Bloftstory. Exercice de minimalisme.)

2005 06 26

Have a nice day, and may your reading comprehension exceed the average.

il venait de voir dix huit tantes

C’était un post sur l’homosensualité, l’enfance, la peau bronzée d’un toscan et une foultitude de clichés aussi plats que les aplats de mers et de ciels bleux de Rimini sur les photos de vacances.
Et puis pouf. Un manque d’adverbes (cinq), un manque d’envie de remplacer ce post partiellement autobiographique (comme le précédent) mais so adverb challenged par un texte bateau that wouldn’t float, un manque d’envie de pondre un post qui ne tiendrait pas debout si le contexte du jeu disparaissait.
Ciao amore, ciao. Peut-être jouerai-je la troisième épreuve.

2005 06 25

le moindre effet

Il faut aller de l’avant, c’est à dire, concrêtement, sans se faire d’illusions que les invocations humanitaires puissent avoir le moindre effet.

Aldo Moro, Mon sang retombera sur vous

2005 06 23

U turns

Because only idiots never change their mind :

2005 06 22

bring out your dead pianists

Nous vous informons que, pour des raisons de santé, Michael Brecker ne participera pas au concert de Steps Ahead du samedi 2 juillet.

Il sera remplacé par Bill Evans.

Toute la magie du jazz consiste, le temps d’un festival, à faire revivre un pianiste mort pour remplacer un saxophoniste malade.
Mise à jour: Il s’agit d’un homonyme de Bill Evans, saxophoniste et bien vivant lui.

la nuit des biomans verts

Je monte, elle démarre.

Rewind.
Réveillon de l’an quelque chose (12), inconnus chiants à mourir (2), début de miurge au whisky (16). Une amie d’enfance chante du Bernard Minet (11) avec moi, je m’embarque dans une diatribe pleine de dépit envers la Toei : je n’ai jamais digéré le départ (22) du Bioman vert à la fin de la première saison, et elle le sait très bien. J’entame la troisième partie de mon argumentation quand j’emporte d’un pas mal placé une table en plastoc blanc sale (10) — du style qu’on achète quand on vient de s’installer dans une maison achetée à crédit avec l’argent économisé en faisant du porte à porte (13) dans une région sinistre de type Vendée ou Kyrgyztan (24, et 46 points au scrabble).
L’homme/DJ/orga lève le son, enchaine un autre tube prêt-à-danser (1), lève la tête, reprend un carambar (15), décide d’ignorer la table, dit quelque chose avec une diction de DJ digne des plus grands animateurs de supérette, fait tournoyer quelque chose que je présume être son micro. Nœud papillon (6), chemise amidonnée, gel cheap. Le fruit des amours infâmes de Philippe Risoli (17) et Screech Powers (19).
Screech Jr enchaine.
Elle me fait signe, je délaisse l’amie Force Rose.

Fast-forward.
Elle me dit que quand même, t’imaginais peut être pas ça du haut de ton village, mais c’est beau une ville la nuit (3). Je trouve le concept d’admirer une collection aléatoire de lampadaires aussi à chier que celui d’admirer les bouts de scotch (9) qui empêchent ma vision de se casser la gueule. Mais je lui dis que oui, c’est beau pour ne pas lui expliquer l’histoire des bouts de scotch.
Je lui montre les étoiles et improvise un foutage de gueule tendrement hontable à base d’étoiles donc, de navette spatiale (20) affrêtée juste pour nous deux, et de rêves éveillés. Elle me dit “On dirait du Werber (23) ce que tu dis.”
J’ai envie de lui dire qu’à minuit 41, elle est furieusement conne.

Rewind.
Elle m’ouvre la porte, la télé braille du Lagaff (5), son yorkshire (7, et 9, et 14 aussi) braille qu’il veut sortir/manger/uriner/faire une petite crappette (8).
“Ca marche toujours pour Joe Black (4) ce soir ?
– (Des mots, des phrases, des syllabes que ma mémoire a du trouver sans intérêt), mais maman (14) passe ce soir. On se voit demain soir sûr de toute façon.”

Fast-forward.
Je regarde le Michel de l’an quelque chose +1 (18, mais secrètement j’aimerais redevenir cette personne) dans le miroir de courtoisie.
Je pose une question, elle dit “Non, mais” (21), élude, me parle d’équitation et de “notre avenir” parce qu’elle y a pensé très fort.
Alors qu’un moustique (7) de plus s’écrase sur le pare-brise et qu’un splendide alezan aux crins très clairs croise le chemin de mademoiselle dans ce si charmant petit bois, je reviens à moi. Ma première résolution de l’année est de refuser cette situation, refuser cette histoire qui ne rime à rien, cette v(o)ie de petit jeune entretenu par sa petite bourgeoise. Je déboucle ma ceinture de sécurité (14), demande à mademoiselle de s’arrêter.

Les noms des protagonistes défilent, on apprend que le yorkshire ne s’appelait pas réellement Choupette.

(Note: ce post fait partie de Bloft Story (25), les numéros entre parenthèses marquent les réponses aux questions de la première épreuve du jeu.)

2005 06 17

ouvrez grand la douche

De deux choses l’une : soit mon gel douche “à l’huile de noisette” sent comme l’odeur que dégage la fraise du dentiste quand il fouine dans une dent, soit j’ai ingurgité assez de Nutella dans ma vie pour que mes dents sentent la noisette quand on les creuse.

2005 06 09

try walking in my shoes

Je paie en remords ce qu’elle paie en patience.
Elle paie, indirectement, pour celles pour qui j’ai règlé la note à tort. Inique, le néo-seul.
J’ai bien essayé de marcher dans ses pompes (sans succès), elle dans les miennes (trop facilement). Je n’avais qu’à pas me faire d’illusions. Elle n’avait qu’à pas chausser du 37.

2005 06 07

une pouf dans votre bureau

Une superbe pouf professionnelle en cachemire rose dans VOTRE bureau et gratuitement !!

2005 06 06

for the record

It’s whoever I am’s birthday, and it sucks being back in Paris.
Twenty six is two times thirteen.