fête du pin’s parlant Che
Rha, je ne recevrai jamais ce t-shirt (celui-là non plus) à temps pour la Fête de l’Humanité…
Rha, je ne recevrai jamais ce t-shirt (celui-là non plus) à temps pour la Fête de l’Humanité…
On sut assez vite que le contrat portait sur une somme globale d’environ 1,5 million d’euros, on n’ignora bientôt plus rien ni de l’architecture de l’auberge normande où s’étaient tenues les discussions. Ni du temps qu’il faisait en ce 27 avril 2004. Un mauvais esprit parvint même à reconstituer le menu du repas d’affaires : quelques bonnes poires et un gros gâteau à partager entre Houellebecq et son agent, représentant d’une profession jusqu’alors plus familière des vestiaires de football que des cercles littéraires, et dont en l’occurrence on remarque mal l’utilité. Si ce n’est de monter les enchères et d’achever de pourrir par l’argent ce qui peut l’être encore au royaume des Lettres.
Le titre du roman ? Les choses devenaient soudain beaucoup plus floues : L’Île, La tentation d’une île… ? Quant à son contenu, on demeurait dans la plus parfaite ignorance et pour cause : aucun des protagonistes du grand marchandage n’avait encore eu connaissance du livre de Houellebecq pour l’excellente raison que celui-ci ne l’avait pas encore écrit. On entrait là, du même pas, un pas de course, un pas de course au profit pour tout dire, dans le règne du roman virtuel et dans celui du capitalisme littéraire. Il eût été dommage de s’arrêter en si bon chemin : la fidèle critique suivit le mouvement avec enthousiasme.
Eric Naulleau in Le Figaro, Silence, on vend !
Le foutage de gueule sur 6 pages des Inrockuptibles en prendra aussi pour son grade. Il est rare de se dire “personne ne me rendra ces minutes de ma vie” au sujet d’un article lu aux chiottes : grâce aux Inrocks et à Houellebecq, ça m’est arrivé la semaine dernière.